Sources

Ce glossaire est basé sur des contributions de (par ordre alphabétique): l’Athens University of Economics and Business (AUEB), l’Institut des Finances Basil Fuleihan (IOF) de Beyrouth, l’Institute for Advanced Studies (IHS) de Vienne, le Research Centre for Education and the Labour Market (ROA) de Maastricht, l’Université Ibn Tofail (UIT) de Kénitra, et l’Université de Strasbourg (UdS). Là où ces contributions font usage d’autres sources, celles-ci sont mentionnées comme source de l’article ou entre parenthèses dans le texte.

A

Activité
C’est un ensemble de tâches organisées et orientées vers un but précis. «Décrocher le combiné», n’est pas une activité, c’est plutôt une tâche mais «assurer l’accueil téléphonique» est une activité.
L’activité est exprimée par des verbes d’action qui la rend concrète et observable.
Elle fixe la responsabilité, l'autonomie et la technicité de l’emploi.
Source : contribution UIT
Approche par compétences (APC)
Approche qui consiste essentiellement à définir les compétences inhérentes à l’exercice d’un métier et à les transposer dans le cadre de l’élaboration d’un référentiel de formation ou programme d’études.
Source : contribution UIT
Aptitude professionnelle
Capacité supposée à exercer une activité : ensemble des ressources intellectuelles et des caractéristiques personnelles mobilisées en situation professionnelle pour atteindre le résultat attendu. Les aptitudes se développent tout au long de l’histoire d’un individu.
Source : contribution UIT

C

Cadre des certifications
Instrument permettant de définir et de classifier des certifications (par ex. au niveau national ou sectoriel) selon un ensemble de critères (par ex. à l’aide de descripteurs) applicables à des niveaux spécifiques de résultats/acquis d’apprentissage.
Note: un cadre de certifications peut être utilisé:
– pour établir des normes nationales en matière de savoirs, d’aptitudes et de compétences;
– pour promouvoir la qualité de l’éducation;
– pour fournir un système de coordination et/ou d’intégration des certifications et permettre leur comparaison en établissant des rapports entre elles;
– pour promouvoir l’accès à l’apprentissage, le transfert des résultats/acquis d’apprentissage et la progression au sein du parcours d’enseignement et de formation.
Source: Cedefop, 2008 ; adapté de European Commission, 2006a; OECD, 2007.
Capacité
C'est l'ensemble des dispositions et d'acquis constatés chez un individu, généralement formulés par l'expression : être capable de.
Une capacité devient compétence quand elle est mise en oeuvre concrètement.
Source : contribution UIT
Cartographie des diplômes
Représentation ordonnée de l'ensemble des diplômes relatifs à un domaine d'activité.
Source : contribution UIT
Cartographie des métiers
Représentation ordonnée de l'ensemble des métiers d'une branche professionnelle ou d'une entreprise qui met en évidence les familles professionnelles et les passerelles de mobilité.
Source : contribution UIT
CDD
Contrat à durée déterminée
Source : contribution UIT
CDI
Contrat à durée indéterminée
Source : contribution UIT
CQP
Le CQP est un Certificat de Qualification Professionnelle, une certification spécifique créée et délivrée dans une branche professionnelle. La qualification n'est reconnue que par la branche professionnelle concernée. Elle permet de reconnaître des savoirs faire propres à un métier quand il n'existe pas de diplôme correspondant.
Source : contribution UIT
Compétence
La capacité à mettre en oeuvre des résultats/acquis d’apprentissage d’une manière appropriée dans un contexte défi ni (éducation, travail, développement personnel ou professionnel).
Note: la compétence ne se limite pas à des éléments cognitifs (l’utilisation d’une théorie, de concepts ou de savoirs tacites); elle englobe également des aspects fonctionnels (notamment aptitudes techniques), interpersonnels (par exemples aptitudes sociales ou organisationnelles) et éthiques (valeurs).
Source: Cedefop, 2008 ; Cedefop, 2004; European Commission, 2006a.
Les qualifications requises sur le marché de l’emploi dans différentes occupations. Ces qualifications sont mesurées aussi en matière de formations universitaires.
Source : contribution IOF
Les compétences : Regroupement ou ensemble de connaissances (ou savoirs généraux, théoriques, disciplinaires) et de savoirs faire (ou savoirs faire opérationnels) nécessaires à la réalisation avec succès des activités. Elles doivent être décrites en référence à des activités dans lesquelles elles s’incarnent et qui les rendent constatables et évaluables. Elles se développent tout au long de la vie.
Source : contribution UIT
Connaissances
C'est un ensemble de savoirs théoriques et pratiques. Ces savoirs peuvent être requis par une situation professionnelle ou acquis par une personne, par formation et/ou expérience, sanctionnés ou non par un diplôme.
Source : contribution UIT
Croissance économique
Celle-ci est mesurée par le taux de croissance du produit intérieur Brut.
Source : contribution IOF

D

Demande de croissance
La demande de nouveaux travailleurs due à une croissance de l’emploi. Lorsque l’emploi baisse, la demande de croissance est négative.
Source : ROA (2011)
Demande de remplacement
La demande de nouveaux travailleurs due au fait que ceux qui partent à la retraite, se trouvent en incapacité de travail ou se retirent (temporairement) du marché du travail doivent être remplacés. La demande de remplacement par profession peut aussi être due à la mobilité entre professions. La demande de remplacement par type d’éducation peut aussi être due au fait que certains actifs obtiennent de nouvelles qualifications. Le départ des personnes en emploi qui ne sont pas remplacées ne contribuent pas à la demande de remplacement.
Source : ROA (2011)
Difficultés de recrutement
par type d’éducation
Mesure des possibilités pour les employeurs d’obtenir le nombre de personnes qu’ils désirent en termes de types d’éducation reçus.
par professions
Mesure des possibilités pour les employeurs d’obtenir la composition du personnel qu’ils désirent en termes de types d’éducation reçus à l’intérieur d’une profession.
Source : ROA (2011)
Diplôme
Document écrit reconnaissant à son titulaire un niveau de capacité vérifié. Emanant d'une autorité compétente, sous le contrôle de l'Etat, il établit des droits (selon les cas : accès aux concours, à certaines professions, poursuite d'études...).
Source : contribution UIT

E

Effet de substitution
Les diplômés d’une formation pour laquelle l’offre surpasse la demande peuvent prendre la place d’autres diplômés sur le marché du travail. De leur côté, les employeurs qui ont des difficultés des diplômés d’une formation peuvent se rabattre sur d’autre diplômés. Les effets de substitution indiquent dans quelle mesure les diplômés de certaines formations occupent les emplois initialement destinés aux diplômés d’autres formations.
Source : ROA (2011)
Emploi
Situations de travail propres à plusieurs postes/ fonctions ayant des caractéristiques communes (en termes d’activités et de compétences). Plusieurs emplois peuvent constituer un même métier. L’emploi est dépendant de l’organisation de l’entreprise concernée. Il constitue le premier espace de mobilité professionnelle du salarié au-delà de son poste de travail.
Source : contribution UIT
Enquête de conjoncture
Appelée « Business survey » sont menées par la Banque du Liban chaque trimestre afin de sonder l’opinion des chefs d’entreprises et dirigeants sur l’évolution du climat des affaires.
Source : contribution IOF
Évaluation des apprentissages
Conduit à porter un jugement sur les apprentissages, à partir des données recueillies, analysées et interprétées, en vue de décisions pédagogiques et administratives.
Source : contribution UIT

F

Famille de métiers
Espace professionnel regroupant des métiers (c’est à dire un ensemble d’emplois) qui concourent au même type de finalités et d’activités dans l’entreprise, permettant une évolution professionnelle à long terme.
Source : contribution UIT
Famille professionnelle
Une famille professionnelle est un regroupement cohérent des métiers entre lesquels il existe une proximité de compétences professionnelles fondée sur un partage d'outils, de techniques et de connaissances.
Source : contribution UIT
Fiche métier
Une fiche métier est la description détaillée d’un métier. En règle générale, elle présente la mission, les activités principales, les compétences nécessaires à l’exercice du métier. Elle sert de repère à une meilleure connaissance des métiers, des activités-clés qu’ils recouvrent et des capacités majeures qu’ils exigent.
Source : contribution UIT
Formation
Parce que, pour faire face à la crise de l’emploi, les politiques publiques et les dispositifs se sont multipliés, l’attention des chercheurs s’est orientée vers le thème de l’ « insertion » et du chômage, de la relation formation-emploi.C’est à partir des années 1970 que de nouveaux dispositifs furent mis en place pour répondre à un contexte socio-économique en crise (montée du chômage, précarisation et pauvreté). Les actions en direction des jeunes ne sont plus d’ordre éducatif : elles sont maintenant orientées vers la formation professionnelle.
Nous proposons de distinguer éducation et formation. L’éducation a pour objet soit de réaliser l’individu, soit de le socialiser. Pour Ohier [2002], les finalités de l’éducation sont avant tout d’enseigner et de libérer. L’idée grecque du pédagogue est de conduire l’enfant hors de sa famille et l’initier à la pensée. Mais le débat sur la pédagogie est toujours l’objet de tensions. L’éducation est la mise en oeuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d'un être humain. Pour Ulmann, le mot « éducation » renvoie à « une action exercée par un être humain sur un autre être humain — le plus souvent par un adulte sur un enfant — pour permettre à l’ « éduqué » d’acquérir certains traits culturels (savoirs, ou manières d’agir tant techniques que morales) que les usages, le sentiment ou une conviction raisonnée font considérer comme souhaitables. » [1982, p. 9]. Pour Durkheim, l’éducation est « l’action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale […]. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l’enfant un certain nombre d’états physiques, intellectuels et moraux que réclament de lui et la société politique dans son ensemble et le milieu spécial auquel il est particulièrement destiné. » [1922, p. 51]. Pour Revol, « l’éducation participe donc des mécanismes de socialisation, elle nourrit le processus par lequel des jeunes individus deviennent des êtres « sociaux » et acquièrent le sentiment d’appartenance à des groupes sociaux particuliers et à la société globale. Elle est le fait de l’école et de la famille. » [2002, p. 453]. L’être individuel se transforme en un être social, c’est-à-dire socialisé par la génération de ses parents. C’est un passage de relais entre générations avec un objectif de construction d’une cohésion sociale et de transmission de valeurs.
En revanche, la formation dans son sens moderne (formation continue, formation initiale, stage de formation, formation professionnelle) est définie à partir de sa finalité qui consiste à répondre aux besoins non plus de la société en général mais du monde économique, de ses objectifs déterminés par rapport à un niveau de qualification donné et d’actions délimitées dans le temps. Ainsi, nous pouvons dire que la formation est l’ensemble des actions permettant d’acquérir des savoir-faire, des gestes et des techniques professionnels utiles à l’entreprise.
Source : contribution UdS
Formation initiale
Ensemble des connaissances acquises, en principe avant l'entrée dans la vie active, en tant qu'élève, apprenti ou étudiant et qui peut comprendre des enseignements généraux et éventuellement de la formation professionnelle.
Source : contribution UIT
Formation professionnelle continue
La formation professionnelle continue fait partie de l'éducation permanente. Elle a pour objet de permettre l'adaptation des salariés au poste de travail, de favoriser l'évolution et le maintien dans l'emploi et de développer la qualification et les compétences.
Source : contribution UIT

G

GPEC
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) est un outil stratégique de la Gestion des Ressources Humaines qui permet d’anticiper sur l’évolution des métiers et des emplois en tenant compte des contraintes de l’environnement externe et des exigences stratégiques des établissements. Elle a pour objectif d’assurer une optimisation des ressources en adéquation avec les besoins.
Source : contribution UIT
Guide ou matériel pédagogique
Outil et méthode conduisant à la conception, à la réalisation et à la mise à jour continue des programmes d’études ou des référentiels de formation qui en facilitent la mise en oeuvre.
Source : contribution UIT

I

Insertion
Depuis les années 1980 et suite au rapport Schwartz [1981] sur l’insertion des jeunes, les thématiques de l’emploi et de la formation sont devenues majoritaires.
Pour Dubar [2001], l’insertion comme problème social est également un produit de l’histoire. Rien de naturel à l’idée d’avoir à s’insérer, à trouver un emploi salarié à la sortie du système éducatif. En France, cette exigence est récente et ne date que des années 1970. Auparavant, pendant lesdites Trente Glorieuses, le passage entre le système éducatif et le monde économique (et plus généralement l’activité) se faisait à peu près mécaniquement, la croissance des emplois étant très forte par rapport aux sorties du système éducatif. L’adéquation formation-emploi, c’est-à-dire la correspondance entre les filières et les niveaux de formation et les niveaux de qualification dans le système d’emploi, fonctionnait. Pour l’auteur, le terme même d’insertion comme celui de transition [Rose, 1982] n’apparaissent dans les textes législatifs qu’à partir de la crise. L’insertion est devenue un problème d’ordre social et a fait l’objet de politiques publiques à partir du moment où l’adéquation n’a plus été réalisée. Pour l’auteur, deux grandes ruptures historiques expliquent ce phénomène : le fait que le jeune ait acquis une identité nouvelle, celle d’élève, de « jeune scolaire, distincte à la fois de celle de la famille d’origine (origine de classe, transmise) et de celle du travail effectué à l’âge adulte (identité de classe, acquise). » [2001, p. 25]. La seconde rupture, plus récente, est la dissociation partielle entre la sortie des études et l’entrée sur le marché du travail, du fait de la concurrence. Les employeurs abandonnent peu à peu les critères de la qualification dans la gestion de la main-d’oeuvre et préfèrent la notion de compétence, plus individuelle et plus subjective, déconnectée des grilles et de l’automaticité des qualifications [Tanguy, 1986].
L’apparition de l’insertion est contemporaine du déclin de l’apprentissage, de la massification scolaire, de la crise économique qui modifie la gestion des entreprises (qui privilégient la flexibilité et la « compétence »). Cela entraîne pour les nouveaux arrivants, massivement des jeunes, une « concurrence sur les emplois devenus plus rares et plus précaires ainsi que la sélectivité accrue du marché du travail entraînant un allongement, une incertitude et une complexification de ce qu’on appelle désormais « l’insertion des jeunes » ». [Dubar, 2001, p. 26].
Même si de nombreux auteurs s’accordent sur le fait que la notion d’insertion est floue, un consensus est néanmoins réalisé sur le fait que la stabilisation sur le marché du travail en constitue l’étape principale et conditionne l’ensemble de la vie sociale [Vincens, 1997]. Il est maintenant établi que la fin de l’insertion peut, pour certaines populations juvéniles, ne pas correspondre à un contrat à durée indéterminée ni à une stabilité professionnelle : « Le processus d’insertion peut […] se terminer par l’obtention dans le système d’emploi d’une position marginale, durablement précaire. » [Vernières, 1993, p. 97]. Lefresne parle sur ce point de « l’introuvable fin de l’insertion » [2003, p. 67]. Quelles sont en effet les bornes de l’insertion ? D’un côté des séquences combinées de formation et d’emploi et de l’autre plusieurs formes d’emploi (avec parfois de la formation continue et des retours en formation initiale). Le contrat de travail peut être en effet un état « non absorbant ». Vernières retient quant à lui [1997] la notion d’ « accès à une position stabilisée dans le système d’emploi ». Il n’existe pas non plus un parcours unique d’entrée dans la vie active et les parcours se sont même complexifiés. Le nombre de situations mixtes (études, chômage, emploi) s’est accru depuis les années 1990. D’un point de vue économique, la sélectivité accrue des employeurs sur le marché du travail a entraîné un durcissement des conditions d’accès pur et simple à l’emploi, à l’autonomie financière.
Les changements liés aux contrats de travail, à leur durée courte ont été en partie créés par les politiques publiques de traitement du chômage : les dispositifs ont en effet multiplié les contrats aidés et d’alternance dont la durée est systématiquement limitée dans le temps et ces contrats sont pour une partie des jeunes la première étape obligée dans l’accès à l’activité salariée : « Les dispositifs publics constituent désormais, pour les jeunes, un moyen courant d’accès à l’emploi et ceci dès les premières années de la vie active. » [Rose, 1998, p. 111]. Pour l’auteur, ces dispositifs ont renforcé la mise en concurrence des générations entre elles, une remarque qui s’inscrit dans le cadre des théories de la compétition pour l’emploi et de la segmentation des marchés du travail : « La sélectivité globale des dispositifs spécialisés dans la jeunesse participe au mouvement de catégorisation de la population active en provoquant une substitution entre les âges. En ce sens, ils contribuent plutôt à maintenir les segmentations du système d’emploi et à reproduire les inégalités qu’à modifier les règles même de fonctionnement du système d’emploi. » [idem, p. 126].
Source : contribution UdS

M

Métier
Terme générique correspondant à des regroupements d’activités professionnelles mettant en oeuvre des compétences et des savoir-faire relativement homogènes. A l’intérieur du même métier, les gens ont à peu près les mêmes domaines de savoirs professionnels qu’ils partagent entre eux, tout en reconnaissant les différences de niveaux dans la possession du métier. Les salariés qui pratiquent un même métier peuvent ainsi occuper les différents postes rattachés à un métier dans un délai court.
Source : contribution UIT
Mission
Grandes situations professionnelles ou activités significatives attribuées à un métier.
Source : contribution UIT

N

NACE
Nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne
Source : contribution AEUB

O

Offre de diplômés
L’offre de nouveaux actifs sur le marché du travail, déterminée par les flux attendus de nouveaux diplômés de la formation initiale à temps plein, à temps partiel, la formation initiale non-régulière à temps plein et la formation professionnelle initiale pour adultes.
Source : ROA (2011)
Opportunités d’emploi
La demande totale de nouveaux entrants sur le marché du travail, déterminée par la croissance de l’emploi (demande de croissance positive) et la demande de remplacement.
Source : ROA (2011)

P

PME (Petite et Moyenne Entreprise)
Entreprise employant moins de 200 personnes avec un chiffre d'affaires inférieur à 5 millions de DH.
Source : contribution UIT
Population active
La population économiquement active comprend les personnes en emploi et les personnes au chômage.
Source : Eurostat
Poste
C'est une situation de travail entièrement définie par l'organisation quant à son lieu d'exercice, son contenu et ses modalités d'exécution, indépendamment de son titulaire. Exemple : infirmière de bloc opératoire dans le service de gastro-entérologie du professeur X à l’hôpital Y de janvier à mars 2000.
Source : contribution UIT
Prospective
Interrogation sur les futurs possibles à un horizon de moyen et de long terme. C’est une réflexion sur les actions à mener pour anticiper les évolutions déterminantes pour l’avenir.
Source : contribution UIT

Q

Qualification
Le terme qualification recouvre différents aspects:
(a) La qualification formelle: résultat formel (certificat, titre ou diplôme) d’un processus d’évaluation et de validation obtenu lorsqu’une autorité compétente établit qu’un individu possède les résultats/acquis d’apprentissage correspondant à une norme donnée et/ou possède les compétences nécessaires pour exercer un emploi dans un domaine d’activité professionnelle spécifique. Une qualification confère une reconnaissance officielle de la valeur des résultats/acquis d’apprentissage sur le marché de l’emploi ou de l’éducation/formation. Une qualification peut conférer un droit juridique à l’exercice d’un métier (OCDE);
(b) Les exigences de qualification: la somme des savoirs, savoir-faire, aptitudes et compétences permettant à un individu d’exercer un emploi (BIT).
Source: Cedefop 2009 ; adapté de Eurydice, 2006; European Training Foundation, 1997; OECD, 2007; ILO, 1998.
Qualification professionnelle
Association des aptitudes, des connaissances, des qualifications (diplôme, CQP,…) et de l’expérience acquises qui permettent d’exercer une profession ou un métier déterminé.
Source : contribution UIT

S

Savoir-faire
Mise en oeuvre d'un savoir et d'une habileté pratique maîtrisée dans une réalisation spécifique.
Source : contribution UIT
Socialisation
La recherche développe de nombreux travaux sur la socialisation de la jeunesse, des étudiants et des chômeurs, en décrivant les effets destructurants des mutations économiques et de la précarité sur le processus de socialisation : cette socialisation serait, selon Dubar [2005, p. 137], « de moins en moins une transmission et de plus en plus une expérimentation douloureuse. La transition vers la vie adulte devient plus longue, plus difficile, plus incertaine. La montée du chômage et la précarisation des emplois, la fragilisation des couples et des familles, le désengagement de l’État providence ont déstabilisé les formes antérieures de socialisation. Il devient de plus en plus difficile de construire des projets professionnels, de s’insérer sur le marché du travail, de quitter le foyer familial, de garder un premier emploi presque toujours précaire. » La socialisation est le processus par lequel la vie et l’activité humaine sont prises dans le réseau des interdépendances sociales. Elle assure aux individus une appartenance sociale stable en leur permettant de se situer dans les classements sociaux.
Des phénomènes de « désaffiliation » [Castel, 1995] sont de plus en plus fréquents dans la jeune génération et pour certains d’entre eux la précarité devient chronique avec le risque d’une paupérisation. La socialisation secondaire n’est plus totalement réalisée. Elle est définie par Berger et Luckman [1992], (cités par Rose [1998, p. 65]), comme « tout processus postérieur qui permet d’incorporer un individu déjà socialisé dans des nouveaux secteurs du monde. » La socialisation professionnelle est, quant à elle, une « période d’initiation et de conversion, d’acquisition de rôles et de modèles de comportements, de normes et de valeurs […]. » Or, le chômage et la précarité rendent cette période instable, imparfaite, morcelée. Moins le monde du travail intervient dans la socialisation et plus le poids des autres instances de socialisation s’accroit : « L’adolescent reste sous le contrôle de grandes instances de socialisation comme la famille ou l’école, et il a besoin de ces repères pour structurer sa personnalité, au besoin en s’opposant à eux. » [Galland, 2001, p. 181].
Source : contribution UdS
Secteur
Ensemble d’entreprises exerçant la même activité économique principale (par exemple la chimie)
Source: Cedefop 2009
Secteur de formation
Regroupement de référentiels de formation sur la base de leur complémentarité pédagogique et administrative et des affinités entre les compétences qui les composent.
Source : contribution UIT
Sous-utilisation des compétences
Indicateur de la mesure dans laquelle les personnes en emploi travaillent à un niveau inférieur à leur niveau de qualification.
Un indicateur possible est de demander aux diplômés si leur employeur exige leur niveau de qualification pour la fonction qu’ils exercent.
Source : ROA (2011)

V

VAE
La Validation des Acquis de l’Expérience est une procédure entreprise en vue de la reconnaissance institutionnelle des acquis d’un individu. Cette reconnaissance s’opère via une certification délivrée par une autorité compétente habilitée par l’Etat, et selon des moyens codifiés à l’avance.
Source : contribution UIT

CEDEFOP 2008, Terminology of European education and training policy. A selection of 100 key terms. Luxembourg: Offi ce for Offi cial Publications of the European Communities

CEDEFOP 2011, Glossary / Glossar / Glossaire, Quality in education and training. Luxembourg: Office for Official Publications of the European Communities

CASTEL R., 1995, Les métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Paris : Fayard.

DUBAR C., 2005, « Socialisation et construction identitaire », in RUANO-BORBALAN J.-C., L’identité, Auxerre : Sciences Humaines Éditions, p. 135-141.

DUBAR C., 2001, « La construction sociale de l’insertion professionnelle », Éducation et Sociétés n°7, p. 23-36.

DURKHEIM E., 1922, Éducation et Sociologie, Paris : PUF.

GALLAND O., 2001, « Adolescence, post-adolescence, jeunesse : retour sur quelques interprétations », Revue française de Sociologie, vol. 42, n°4, p. 611-640.

LEFRESNE F., 2003, Les jeunes et l’emploi, Paris : La Découverte.

OHIER C. (dir.), 2003, Enseigner et libérer, Les Presses de l’Université Laval.

REVOL R. (dir.), 2002, Dictionnaire des Sciences économiques et sociales, Paris : Hachette Éducation.

ROA, 2011, De arbeidsmarkt naar opleiding en beroep tot 2016. ROA-R 2011/8.

ROSE J., 1998, Les jeunes face à l’emploi, Paris : Desclée de Brouwer.

ROSE J., 1982, En quête d’emploi, formation, chômage, emploi, Paris : Économica.

RUANO-BORBALAN J.-C., 2003, « Les voies de la recherche en éducation », Sciences Humaines n°142, p. 20-25.

SCHWARZ B., 2007 [première édition 1981], Rapport sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, Rennes : Éditions Apogée.

TANGUY L. (dir.), 1986, L’introuvable relation formation-emploi. Un état des recherches en France, Paris : La Documentation française.

ULMANN J., 1982, La pensée éducative contemporaine, Paris : Vrin.

VERNIÈRES M. (coord.), 1997, L’insertion professionnelle. Analyses et Débats, Paris : Économica.

VINCENS J., 1997, « L’insertion professionnelle des jeunes : à la recherche d’une définition conventionnelle », Formation-Emploi, n°60, p. 21-36.

 

De nombreux pays dans le monde adaptent leur système d'éducation et de formation afin de répondre aux pressions liées à la globalisation et aux défis d'une société axée sur le développement de compétences de plus en plus sophistiquées. Une coopération plus étroite entre l'enseignement supérieur et le monde de l'entreprise permettrait aux universités de mieux articuler leurs formations au monde du travail, et aux apprenants de développer de nouvelles compétences et de nouvelles aptitudes pour aborder le monde du travail. La convergence des intérêts lie ainsi le monde professionnel, toujours à la recherche d'une main d'œuvre qualifiée, et le monde universitaire dont l'un des objectifs est de former des professionnels.  

Au Liban, de nombreux facteurs entravent les efforts visant à développer des politiques fondées sur le marché du travail et le développement des compétences. Premièrement, aucune donnée précise sur le taux de chômage selon le type de l'éducation, le sexe et l'âge n'est disponible. Deuxièmement, le travail du Bureau National de l'Emploi libanais dans la collecte et le traitement des informations du marché du travail est faible. Troisièmement, il y a un décalage généralement reconnu entre les compétences des lauréats de l'enseignement supérieur et les besoins en compétences des industries et des services. Cela a conduit à un déséquilibre croissant entre l'offre et la demande globales des compétences et par conséquent à une augmentation du chômage. L'inadéquation, n'ayant  pas été étudiée, est mal comprise. En effet, le système manque des instruments nécessaires pour acquérir une compréhension des problèmes associés à la transition de l'éducation au monde du travail.

Le chômage des diplômés est révélateur à la fois de l'inadéquation des formations dispensées et d'une faible dynamique de création d'emplois qualifiés.  Une étude récente publiée en 2011 par l'ETF (European Training Foundation), a révélé les freins et les obstacles au développement de la coopération entre les universités et les entreprises au Maroc et au Liban et les causes de l'inadéquation entre l'offre et la demande en compétence (Education and business (2011). Elle a ainsi dénoncé :

  • L'influence du leadership de la partie publique dans l'offre de formations des universités.
  • L'absence d'outils de définition prévisionnelle des besoins.
  • La mentalité des apprenants caractérisée par une attitude d'assistés.
  • La faiblesse de la coopération entre les entreprises et les universités dans la recherche appliquée.
  • La mauvaise application de l'APC (Approche Par Compétence) sur le terrain.

Ce projet Tempus vient répondre à ces défis par l'adoption de mesures et par le développement d'instruments destinés à renforcer l'adéquation entre les offres de formation et les besoins du marché du travail respectant ainsi les recommandations de l'UE. Il propose ainsi, dans ses différentes étapes :

  • La mise en place d'un observatoire qui étudiera les besoins du marché du travail et les programmes de formation en terme de compétences et développera une base de données nationale. Ces études seront confiées par la suite aux instituts de l'enseignement supérieur qui feront des études annuelles afin d'aider les entreprises à améliorer leur connaissance de la dynamique du marché du travail local et international.
  • Le développement d'une méthodologie de prospection des besoins en compétences du monde du travail en s'inspirant des méthodes adoptées en Europe et les contextualisant en fonction des particularités socio-économiques des différents pays.
  • La formation de 50 experts nationaux (25 Libanais, 25 Marocains) à cette méthodologie de prospection des besoins en compétence.
  • La définition et la systématisation des normes réglementant les intrants, les processus et les sorties d'apprentissages.
  • L'élaboration d'un référentiel des compétences pour les métiers qui aidera à l'établissement d'un cadre national de qualifications pour améliorer la visibilité des qualifications.
  • L'introduction d'un système d'orientation des étudiants et des procédures en tant que partie intégrante du système de l'enseignement supérieur.

Le public-cible concerné par ce projet est très large. Les bénéficiaires au Liban et au Maroc en sont d'abord les étudiants de l'enseignement supérieur, ensuite, les enseignants et les administratifs qui seront formés à l'adéquation formation-emploi mais aussi les entreprises qui auront à leurs disposition des ressources humaines expertes et enfin toute la société vu que l'objectif est la diminution du taux de chômage et la promotion de l'emploi. Les partenaires européens assureront la formation aux méthodologies de prospection et aideront à la mise en place de l'observatoire.

Assumptions
Assumptions are a modelling choice made by a researcher concerning the distribution of the data to be modelled, how the parameters of that distribution can be over observations or time, and the dependence of one observation on another. The Assumptions serve the dual purpose of reducing the number of parameters in the model that must be estimated and imbuing potential estimators with certain properties. The goals of the modelling process are description and inference, and how well a model accomplishes these goals is a direct function of how appropriate its assumptions are for a particular data set.
Source : contribution IHS
Business cycle
Short-run variation in economic growth is termed the business cycle. It refers to economy-wide fluctuations in production, trade and economic activity in general over several months or years in an economy. The business cycle moves up and down, creating fluctuations around the long-run trend in economic growth.
Source : contribution IHS
Competence
Proven ability to use knowledge, skills and personal, social and/or methodological abilities, in work or study situations and in professional skills and personal development.
Source: Cedefop, 2011
Data set
The number of people in work (headcount), national accounts definition, (or the number of jobs in some cases), split by various dimensions, including sector, occupation, gender and highest qualification held.
Source: Cedefop (2011)
Employment
The number of people in work (headcount), national accounts definition, (or the number of jobs in some cases), split by various dimensions, including sector, occupation, gender and highest qualification held.
Source: Cedefop (2011)
Employability
Combination of factors which enable individuals to progress towards or get into employment, stay in employment and progress during their careers.
Source: Cedefop (2011)
Gross Domestic Product (GDP)
GDP is the most widely cited measure of aggregate economic activity. GDP can be determined in three ways, all of which should, in principle, give the same result. They are the production (or output) approach, the income approach, and the expenditure approach.

GDP output approach
It is the value of goods and services produced in an area, industry or sector of an economy within a fixed period of time. The major sectors of an economy are manufacturing, construction, agriculture and services

GDP expenditure approach
All expenditures incurred by individuals during a fixed period of time. Such expenditures may be private and government consumption, investment.
GDP income approach
This method measures GDP by adding incomes that firms pay households for factors of production they hire- wages for labour, interest for capital, rent for land and profits for entrepreneurship within a fixed period of time.
Source: contribution IHS

Frequency
Frequency refers to how often data is collected to create points in a time series. The data-entry may be daily, monthly, quarterly or yearly.
Source: contribution IHS
ISCO
International Standard Classification of Occupations
Source: contribution AEUB
ISCED
International Standard Classification of Education
Source: contribution AEUB
Labour force
The number of people economically active (the sum over the various age ranges of the working age population * the relevant labour market participation rate) which includes employed and unemployed.
Source: Cedefop (2011)

Long-term trend
The long-term trend, e.g. of economic growth, is due to structural causes such as technological growth and factor accumulation.

Source: contribution IHS

Macroeconomics
Deals with the performance, structure, behaviour, and decision-making of an economy as a whole, rather than individual markets. This includes national, regional, and global economies. The most common macroeconomic indicators cover economic growth, the labour market and the development of prices.
Source: contribution IHS
Mismatch
Where the knowledge, skills and competences of an individual do not meet the requirements of a job or more generally of the labour market.
Source: Cedefop (2011)
NACE
The Statistical classification of economic activities in the European Community, abbreviated as NACE, is the nomenclature of economic activities in the European Union (EU). NACE is a four-digit classification providing the framework for collecting and presenting a large range of statistical data according to economic activity in the fields of economic statistics (e.g. production, employment and national accounts)
Source: contribution IHS
National accounts
National accounts or national account systems (NAS) are the implementation of complete and consistent accounting techniques for measuring the economic activity of a nation. These include detailed underlying measures that rely on double-entry accounting. By design, such accounting makes the totals on both sides of an account equal even though they measure different characteristics, for example, production and the income.
Source: contribution IHS
Nominal or real amounts
Economic indicators can be expressed in nominal or real terms. If the data is presented in real amounts, the effect of a price change over time has been removed.
Source: contribution IHS
Qualification
Qualifications: This term refers to the highest level of education/qualification held by the individual. The ISCED classification is used for this purpose. The most aggregate level distinguishes three main levels of education/qualification: high (ISCED 5-6), medium (ISCED 3-4, excluding 3c short) and low (ISCED 0-2, plus 3c short).
Source: Cedefop 2011
Quantitative forecasting
A statistical technique for making projections about the future which uses numerical facts and prior experience to predict upcoming events. The two main types of quantitative forecasting are the explanatory method that attempts to correlate two or more variables and the time series method that uses past trends to make forecasts. A combination of both is forecasting with a multivariate system of equations.
Source: contribution IHS
Seasonality
Seasonality exists when observations with a daily, monthly or quarterly frequency in certain seasons display strikingly different features to those in other seasons. Seasonality is often noticeable right away by plotting the time series.
Source: contribution IHS
Skills obsolescence
The ‘degree to which professionals lack the up-to-date knowledge or skills necessary to maintain effective performance in their current or future work roles’ (Kaufman, 1974).
Source: contribution AEUB
Time series
A time series is a sequence of data points, measured typically at successive points in time spaced at uniform time intervals.
Source : contribution IHS