O.M.C. - Observatoire des Métiers et des Compétences

 

Cahier des Charges

L'Université Saint Joseph en collaboration avec l'Université Libanaise, la Chambre de Commerce d'Industrie et d'Agriculture de Beyrouth et du Mont Liban, l'Institut des Finances Basil Fuleihan et le Directorat Général de l'Enseignement Supérieur ont adhéré au projet TEMPUS titré Partenariat pour les compétences et les métiers «PACOME» enregistré à l'Union européenne sous le numéro de soumission 530153-TEMPUS-1-2012-1-FR-TEMPUS-SMHES, pendant le mois d'octobre 2012. Il résulte de ce projet un observatoire logé à l'Université Saint Joseph.


L'Observatoire des Métiers et des Compétences (OMC) vise à être un lieu d'études et d'échanges entre les acteurs de la formation et le secteur public et privé.

MissionVisionTâchesStructure

1. Mission de l'observatoire

L'observatoire des métiers et des compétences «OMC » a pour mission d'assurer des études sur la mesure et l'anticipation des besoins en compétences en vue d'améliorer le système d'adéquation entre les formations universitaires ou professionnalisantes et le marché du travail.

2. Vision de l'observatoire

Etre un pôle de prévoyance et d'expertise destiné à éclairer les choix en matière de formation prospectives à l'échelle des instituts de formation supérieure, en se basant sur les données collectées auprès des entreprises et des entrepreneurs.

3. Tâches de l'observatoire

- Assurer des études prospectives sur les besoins des entreprises et des diplômés en terme de compétences ;
- Réaliser des enquêtes auprès des entreprises afin d'analyser et d'anticiper leurs besoins en compétences, en utilisant la méthode Promenia.
- Elaborer un référentiel de formation
- Elaborer un référentiel de compétences prévisionnelles ;
- Assurer le lien entre les universités et le marché du travail ;
- Former des experts nationaux à la méthodologie de suivi et d'anticipation des compétences.
- Diffuser les résultats en vue d'une généralisation des approches méthodologiques de l'adéquation entre l'offre et la demande en compétences et pérennisation des actions de promotion de l'employabilité.

4. Structure de l'observatoire

4.1- Les institutions impliquées sont :

- L'Université Saint Joseph
- L'Université Libanaise,
- La Chambre de Commerce et d'Industrie de Beyrouth et du Mont Liban,
- L'Institut de Finance BASIL Fuleihan,
- La Direction Générale de l'Enseignement Supérieur au Liban,


4.2- Conseil d'Administration (C.A)

L'observatoire crée en son sein un premier Conseil d'Administration « CA » qui sera nommé pour la durée du projet. Chaque partenaire désignera un représentant titulaire et un autre suppléant en nombre égal. En cas d'empêchement d'un titulaire, son suppléant sera appelé à le remplacer.


4.3 Le Directeur :

L'Observatoire est dirigé par un Directeur Général qui doit être un enseignant à plein temps à l'Université.


4.3.1 Attributions du Directeur

Le Directeur est chargé de :
- Représenter officiellement l'OMC.
- S'occuper des questions administratives relatives à l'OMC.
- Valider les frais engagés.
- Inviter les membres du CA aux réunions.
- Rendre compte de l'avancement des travaux au CA.
- Préciser les modalités du fonctionnement de la revue et du site Internet.
- Valider les comptes rendus et les circulaires du CA.

De nombreux pays dans le monde adaptent leur système d'éducation et de formation afin de répondre aux pressions liées à la globalisation et aux défis d'une société axée sur le développement de compétences de plus en plus sophistiquées. Une coopération plus étroite entre l'enseignement supérieur et le monde de l'entreprise permettrait aux universités de mieux articuler leurs formations au monde du travail, et aux apprenants de développer de nouvelles compétences et de nouvelles aptitudes pour aborder le monde du travail. La convergence des intérêts lie ainsi le monde professionnel, toujours à la recherche d'une main d'œuvre qualifiée, et le monde universitaire dont l'un des objectifs est de former des professionnels.  

Au Liban, de nombreux facteurs entravent les efforts visant à développer des politiques fondées sur le marché du travail et le développement des compétences. Premièrement, aucune donnée précise sur le taux de chômage selon le type de l'éducation, le sexe et l'âge n'est disponible. Deuxièmement, le travail du Bureau National de l'Emploi libanais dans la collecte et le traitement des informations du marché du travail est faible. Troisièmement, il y a un décalage généralement reconnu entre les compétences des lauréats de l'enseignement supérieur et les besoins en compétences des industries et des services. Cela a conduit à un déséquilibre croissant entre l'offre et la demande globales des compétences et par conséquent à une augmentation du chômage. L'inadéquation, n'ayant  pas été étudiée, est mal comprise. En effet, le système manque des instruments nécessaires pour acquérir une compréhension des problèmes associés à la transition de l'éducation au monde du travail.

Le chômage des diplômés est révélateur à la fois de l'inadéquation des formations dispensées et d'une faible dynamique de création d'emplois qualifiés.  Une étude récente publiée en 2011 par l'ETF (European Training Foundation), a révélé les freins et les obstacles au développement de la coopération entre les universités et les entreprises au Maroc et au Liban et les causes de l'inadéquation entre l'offre et la demande en compétence (Education and business (2011). Elle a ainsi dénoncé :

  • L'influence du leadership de la partie publique dans l'offre de formations des universités.
  • L'absence d'outils de définition prévisionnelle des besoins.
  • La mentalité des apprenants caractérisée par une attitude d'assistés.
  • La faiblesse de la coopération entre les entreprises et les universités dans la recherche appliquée.
  • La mauvaise application de l'APC (Approche Par Compétence) sur le terrain.

Ce projet Tempus vient répondre à ces défis par l'adoption de mesures et par le développement d'instruments destinés à renforcer l'adéquation entre les offres de formation et les besoins du marché du travail respectant ainsi les recommandations de l'UE. Il propose ainsi, dans ses différentes étapes :

  • La mise en place d'un observatoire qui étudiera les besoins du marché du travail et les programmes de formation en terme de compétences et développera une base de données nationale. Ces études seront confiées par la suite aux instituts de l'enseignement supérieur qui feront des études annuelles afin d'aider les entreprises à améliorer leur connaissance de la dynamique du marché du travail local et international.
  • Le développement d'une méthodologie de prospection des besoins en compétences du monde du travail en s'inspirant des méthodes adoptées en Europe et les contextualisant en fonction des particularités socio-économiques des différents pays.
  • La formation de 50 experts nationaux (25 Libanais, 25 Marocains) à cette méthodologie de prospection des besoins en compétence.
  • La définition et la systématisation des normes réglementant les intrants, les processus et les sorties d'apprentissages.
  • L'élaboration d'un référentiel des compétences pour les métiers qui aidera à l'établissement d'un cadre national de qualifications pour améliorer la visibilité des qualifications.
  • L'introduction d'un système d'orientation des étudiants et des procédures en tant que partie intégrante du système de l'enseignement supérieur.

Le public-cible concerné par ce projet est très large. Les bénéficiaires au Liban et au Maroc en sont d'abord les étudiants de l'enseignement supérieur, ensuite, les enseignants et les administratifs qui seront formés à l'adéquation formation-emploi mais aussi les entreprises qui auront à leurs disposition des ressources humaines expertes et enfin toute la société vu que l'objectif est la diminution du taux de chômage et la promotion de l'emploi. Les partenaires européens assureront la formation aux méthodologies de prospection et aideront à la mise en place de l'observatoire.